psychologue et praticienne en hypnose
L’examen psychotechnique, communément appelé tests psychotechniques, concerne les conducteurs dont le permis de conduire est suspendu, invalidé ou annulé. Il s’inscrit dans une évaluation globale (médicale, psychologique et psychotechnique) de l’aptitude à la conduite. L’objectif des tests est de s’assurer que le conducteur est suffisamment en forme pour reprendre la route avec les conditions de sécurité nécessaires.
Un temps d’échange permet d’abord de revenir sur les circonstances de la perte de permis ainsi que sur le contexte personnel/professionnel, plus large, qui y a contribué. C’est également l’occasion de réfléchir ensemble aux mécanismes personnels qui ont mené à l’infraction et aux stratégies pouvant permettre un changement dans le comportement. Le contenu de cet entretien reste confidentiel.
Dans un second temps, il s’agit d’évaluer l’aptitude à la conduite au travers de compétences essentielles : l’attention, la coordination motrice (utiliser les mains et les pieds en même temps), la stabilité des mains et les temps de réaction. Avant chaque exercice, un essai permet de s’assurer que la consigne est bien comprise et que son application est possible. L’idée est, ensuite, de valider un certain nombre de bonnes réponses à chaque exercice, pour valider la compétence qui y est associée. Pour la majorité des conducteurs, ces tests semblent faciles et ne sont finalement qu’une formalité. Pour d’autres, la mise en œuvre des consignes se révèlent plus difficile. Il peut s’agir de conducteurs âgés et/ou malades (maladie de Parkinson, séquelles d’AVC, addiction non prise en charge…). Si les résultats aux tests ne permettent pas la validation des compétences attendues, une évaluation en conditions réelles, avec le partenariat d’une auto-école, permettra un bilan sous une forme différente. Si, finalement, la conduite se révèle problématique, l’objectif sera d’entamer une démarche de soins avant d’envisager de reprendre la route ou d’envisager une autre façon de se déplacer. Un échange avec la famille élargie du conducteur, s’il en est d’accord, peut être judicieux afin d’aborder les solutions les plus adaptées.




Le compte-rendu de l’examen psychotechnique, que je rédige et dont je vous fais la lecture à la fin du rendez-vous, est transmis (par mail, de préférence) au médecin que vous rencontrez ensuite. Vous avez donc connaissance du résultat dès la fin du rendez-vous. Je reste présente lors de la passation des tests psychotechniques pour vous guider et vous accompagner au fil des exercices et de l’annonce des résultats. Je suis également disponible tout au long de votre parcours et dans les démarches annexes (visite médicale, bilan de conduite en auto-école…)
Dans l’idéal, il faut d’abord réaliser les tests puis la visite médicale, le médecin s’appuyant sur le compte-rendu de résultats de tests pour prendre sa décision. Le nom du médecin rencontré et la date de visite médicale devant apparaître sur votre compte-rendu, il faut donc avoir ces informations le jour du rendez-vous des tests, quand bien même la visite arrive plus tard. Si, toutefois, vous faites les tests après la visite médicale, ce n’est pas grave. Cela retarde simplement la conclusion de vos démarches d’une dizaine de jours.
Les infractions alcool et stupéfiants amènent systématiquement une visite médicale en commission de la (sous-) préfecture. Le médecin agréé peut être rencontré dans son cabinet de ville lorsque les infractions portent sur d’autres registres exclusivement (c’est à dire seulement infractions vitesse, téléphone, ceinture, priorités…).
La durée du rendez-vous est de 40 minutes. Cela peut être plus long en fonction des capacités de compréhension/d’application des consignes par le conducteur.
Plusieurs situations peuvent mener à un premier avis défavorable pour la reprise de la conduite, notamment l’âge et la maladie. Si les résultats ne sont pas suffisants, au plan psychotechnique, une évaluation in-situ, c’est à dire en circulation, sur la route, avec le partenariat d’une auto-école, peut être proposée. Si, malgré ce changement de contexte, les résultats restent insuffisants, un bilan médico-psychologique sur les compétences repérées comme étant défaillantes peut permettre une démarche de soins, avant d’envisager à nouveau la passation des tests psychotechniques. Dans d’autres situations encore, il faudra envisager un réaménagement des déplacements personnels. Un entretien avec les proches, la famille, peut permettre d’envisager ensemble de nouvelles stratégies dans l’organisation quotidienne.
C’est à vous de demander la fabrication d’un nouveau permis de conduire, une fois vos démarches terminées (tests et visite médicale). Il faut vous rendre sur le site ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) pour scanner l’ensemble des documents demandés (justificatifs d’identité, de domicile, avis médical validé (cerfa), photo dématérialisée, avis de suspension…). A réception du nouveau permis de conduire, à votre domicile, vous pourrez reprendre la route.
La suspension du permis de conduire correspond à l’interdiction momentanée de la conduite, quelque soit votre solde de points. Elle est généralement de plusieurs mois. A la fin de la période de suspension, vous retrouvez votre autorisation de conduite. L’invalidation correspond à un solde de point nul : vous êtes arrivé progressivement à zéro point. Il faut ensuite repasser le code (si permis de plus de 3 ans et démarches réalisées dans les 3 mois suivants la fin de l’interdiction de conduite) et l’examen du permis de conduire (si permis de moins de 3 ans et/ou démarches réalisées dans un délai supérieur à 3 mois après la fin de l’interdiction de conduite). L’annulation est une décision judiciaire de supprimer l’autorisation de conduite, quelque soit le nombre de points restants sur votre permis. Elle est souvent prononcée dans les situations de récidive de délit.